Les crises morales et éthiques aigües
qui se succèdent sans discontinuité rappellent celles qu’avait connue la IVième République sur sa fin. En ce temps, les crises permanentes avaient conduit à une rupture profonde entre le peuple
et des partis politiques affaiblis, affairistes et discrédités. Aujourd’hui, l’histoire se répète. L’UMP, héritière du patrimoine du RPR, ressemble plus aujourd’hui au Parti Républicain de
Georges W. Bush et n’a plus grand chose de populaire, quand le PS est lui en proie à des luttes internes permanentes d’ambitions présidentielles personnelles, tranchées en dernier ressort par
les gens de gauche lors de la récente élection primaire.
Et les français dans tout
ça ? Ils sont oubliés et le mal est déjà fait. Le sentiment profond de capitulation des élites politiques face aux problèmes du monde éloigne le peuple des partis politiques dominants usés
par le pouvoir et les arrangements d’arrière cuisine où le compromis politique a depuis longtemps fait place à la compromission d’intérêts.
Le dialogue rompu et
l’incompréhension des élites politiques, incapables d’entendre le bruit qui gronde ou de résoudre durablement les vrais problèmes de société, poussent désormais les citoyens dans les bras de la
radicalité et des extrêmes. Ils y retrouvent toujours les mêmes discours populistes et démagogiques dangereusement rassurants, faits d’idées simples faussement évidentes qui redonnent
l’illusion de l’espoir.
L’année
2012 sera celle des élections présidentielle et législative. Un rendez-vous pour chacune et chacun d’entre nous. Pour reprendre la parole, pour crier son ral-le-bol par son vote, directement,
sans intermédiation avec des « think tanks ». Ces nouveaux « lobbyistes » de la pensée, compromis, aux ordres d’intérêts particuliers et auxquels les élites politiques de
l’UMPS sous-traitent la fabrication de leurs programmes électoraux.
La pensée
Centriste, c’est dialoguer.
C'est accepter de considérer que les autres sont différents entre eux. Ce n'est ni une mollesse
d’opinion ni une naïveté qui nierait qu'il y ait "des camps".
La pensée Centriste, c'est la raison
politique. C’est savoir reconnaître les
différences. Non pas pour se ranger à un « camp », mais pour éclairer les actes de démocratie au-delà des mots.
La pensée Centriste, c’est une exigence
face aux crises du capitalisme malade de ses excès. La seule voie qui permettra désormais
de résoudre les vrais problèmes des vrais gens, de façon concrète, au delà des idéologies.
« Un pays uni, rien ne
lui résiste ! ». Retrouvez la vidéo des vœux formés par François Bayrou pour 2012. en cliquant ici.
Ensemble, unis et en
confiance. Bonne année 2012.