En parallèle d’une situation économique et financière catastrophique qui propulse le chômage vers des niveaux records et entraîne chez certains désespérance et paupérisation, existe le
réchauffement climatique qui s’attaque à la biosphère dans son ensemble et aggrave en violence et en destructions les cataclysmes naturels.
Face à une telle ampleur, l’urgence des situations impose d’agir en parallèle sur l’ensemble des fronts et non de façon sclérosée et partielle. Pour cela, il faut donner une dimension stratégique
à l’action politique. Le saupoudrage de mesurettes ou d’effets d’annonce au gré des sondages d’opinion n’est que pure tactique politicienne, égoïste, étriquée, sans envergure ni vision
d’avenir.
Depuis des années, tant au niveau national que régional, la démagogie idéologique pilote des choix politiques manichéens ou erratiques qui s’enchainent sans cohérence et visent soit à opposer les
groupes d’intérêts deux à deux soit à en séduire d’autres. Aucune de ces politiques ne répondra jamais aux attentes d’avenir de la population, ni elle ne jettera les fondations d’un modèle
durable pour traverser le XXIe siècle.
La mondialisation du XXe siècle nous a appris une nouvelle géographie de la planète. Elle nous a aussi appris qu’économie, politique, écologie et social sont désormais perméables entre eux. Le
chaos économique a pour cause un certain capitalisme financier qui s’est déchargé sur la société de toute responsabilité sociale et aussi une économie sauvage et triomphante faisant cavalier seul
face à un pouvoir politique moribond et affaibli.
Ne pas le comprendre ou le nier dans l’action condamne les responsables politiques à la trahison de confiance en regard des mandats que le peuple souverain leur a confiés.
L’espérance d’avenir viendra des leçons tirées de l’expérience et du renouveau économique, cette fois tournés vers la préservation de l’environnement comme choix stratégique, à la fois porteur
d’un ancrage politique et d’une visée sociale durable.
C’est ce que propose le Mouvement Démocrate. Bâtir l’avenir sur les vestiges d’aujourd’hui, mais sans reproduire les erreurs du passé. Les mouvements politiques « typés », tels les
partis de « droite », de « gauche » ou « écologistes » marchent sur une seule jambe ou sont aveuglés par leurs propres discours.
Le Mouvement Démocrate ne se définit pas par contraste stérile avec les oppositions. Il cristallise les héritages de l’ancienne UDF et de CAP21 et enrichit ce socle pour promouvoir un projet de
société progressiste qui ne confine pas au passé. L’occasion des élections régionales des 14 et 21 mars 2009 prochains permettra, je l’espére, d’aborder avec vous les sujets de fond qui
intéressent véritablement notre avenir.
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Un auditeur libre a eu la possibilité d’assister à l'ensemble des débats à l'Assemblée Nationale sur la loi sur le « Grand Paris ». Ci après, des extraits choisis.
Concernant le projet de loi sur le "Grand Paris", inutile de vous dire que ce débat ne m'a absolument pas rassuré sur le devenir de notre territoire ! En effet, nous avons assisté à la naissance d’une utopie défendue par le gouvernement et Mr Christian Blanc, celle de Paris « Ville Monde ». L’idée de base étant de concentrer la majeure partie des pouvoirs économiques, scientifiques et universitaires sur un grand pôle en Ile de France, pour les décennies à venir.
Si l’on peut se demander dans quelle mesure cette vision n’est pas déjà totalement obsolète à l’heure de l’explosion des nouvelles technologies de l’information et de la communication, on peut aussi être très perplexe quant au devenir de la politique d’aménagement du territoire sur les autres régions Françaises aux vues de l’état catastrophique de nos finances publiques.
Mais au delà de cette réflexion générale, nombre d’éléments contenus dans cette loi sont de nature à soulever les pires craintes quant à l’avenir de notre territoire. A propos de la réalisation du métro dit « Grand Huit » : Il est censé relier les différents pôles économiques et scientifiques de la région et constitue la colonne vertébrale du projet gouvernemental. C’est pourtant un chef d’oeuvre d’approximations et de réflexions non abouties.
Le budget d’investissement (21 milliards d’€ à priori) n’est pas financé à ce jour et ne ferait pas parti des 35 milliards de l’emprunt national à venir d’après Mr Christian Blanc.
Une fois réalisé, ce «Grand Huit» basculerait dans le giron du STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France) sans pour autant que l’on sache si le budget de fonctionnement de cette nouvelle
infrastructure de transport pourra être équilibré ou pas. S’il ne l’était pas, charge à la Région Ile-De-France de se débrouiller soit en augmentant le prix du transport, soit en augmentant la
fiscalité.
Consommant l’absurde et l’arbitraire Elyséen jusqu’au bout, la commission parlementaire dirigée par Mr Gilles Carrez (député UMP) pour étudier le financement global du « Grand Paris »
bat elle-même en brèche le montage du dossier gouvernemental tel qu'il est présenté !
Les franciliens ont donc du souci à se faire concernant la fiscalité qui leur sera imposée dans les années à venir !
Vers une gouvernance sans partage : Autre élément alarmant, la concentration des pouvoirs en matière d’urbanisme. En effet il ressort de plusieurs articles de cette loi que les collectivités
territoriales sont complètement dessaisies de leurs prérogatives en matière d’urbanisme notamment dans le cadre de la, désormais célèbre, OIN (Opération d’Intérêt National) qui elle-même n’est
pas complètement arrêté dans le texte de loi !
Il s’agit donc pour l’Etat et son docile executant Mr Christian Blanc - futur PDG de la Société du Grand Paris - de pouvoir faire ce qu’ils veulent sur ce territoire par le biais de régimes
d’exception et de procédures accélérées vis-à-vis du code de l’urbanisme, en dessaisissant les communes et communautés d’agglomérations de tout pouvoir en ce domaine.
Cela a été confirmé, le PDG sera nommé par décret, donc sans responsabilité devant son conseil d’administration et donc devant les élus locaux ! D'ailleurs, pour que ces derniers ne puissent
pas bloquer les prérogatives gouvernementales, leur représentation au sein du conseil d’administration est calculée de manière à ce qu’elle soit largement minoritaire ! Il n’y a donc plus aucun
partage de gouvernance entre l’Etat « Souverain », la Région et les collectivités locales.
Au final, avec le « Grand Paris », nous sommes face au projet d’un Etat « autiste » qui s’arroge tous les droits et pouvoirs, refuse de partager la gouvernance avec les élus locaux et
ne veut pas non plus entendre parler de consultation des habitants sur le devenir du territoire ou ils habitent !
Les détracteurs de tout poil reprochent toujours au Mouvement Démocrate de ne pas faire de propositions. En voila deux, toujours les mêmes depuis mai 2007 : mettre fin au népotisme et à la
République des copains de Mr Nicolas Sarkozy. Remettre l’Homme au centre des débats. La campagne des élections régionales doit être l’occasion d’instaurer cet échange avec la population et de
sanctionner sans appel cet Etat hégémonique et anti-républicain qui veut tout confisquer !
Le feuilleton du « projet » du Grand Paris continue de s’étirer dans les colonnes des journaux avec les mêmes protagonistes et parfois quelques stars de passages. En vedette, toujours
Christian Blanc et Nicolas Sarkozy, mais aussi François Fillon, Valérie Pécresse, Gilles Carrez, Jean-Paul Huchon ou Jean-François Copé qui s’invitent sur le plateau.
Cette semaine, Christian s’est brouillé avec François car il a corrigé le « projet » qu’il avait envoyé à Nicolas. François reproche à Christian de ne pas tenir compte de l’avis de
Gilles, son nouveau copain. Furieux, Christian a dit qu’il ne quittera pas le gouvernement et Valérie, qui n’aime pas Christian, a dit que c’est François qui avait raison. Il faut dire que
Valérie n’aime pas non plus Jean-Paul dont elle voudrait reprendre « l’appart’ trop bien » en Ile De France. Comme elle compte sur François pour l’aider à emménager, elle le
soutient.
Enfin, Jean-François n’est pas content car Nicolas ne s’intéresse plus à lui. Il voudrait être le chef de la bande de copains et fait des propositions pour revenir dans le groupe. Il dit :
« Il est temps pour nous de proposer des choses. Pas des choses sympas. Mais bien des choses qui changent la vie des Français ». C’est donc dit, depuis mai 2007 on a vécu les
« choses sympas » : Chômage galopant, paupérisation des Français, endettement mortifère du pays, principes Républicains foulés aux pieds, retour de l’hyper-centralisme pompidolien
… Cela laisse rêveur pour la suite. Le pauvre Jean-François ne se fera pas de nouveaux amis sur Facebook !
Réagissons, on mérite mieux que ça. C'est notre avenir qui est en jeu !
Vous vous demandiez pourquoi le Président de la République faisait autant de mousse autour du « projet » du Grand Paris, alors même qu’il n’y a pas un Euro de budget alloué à ce
projet ? La réponse a été dévoilée la semaine dernière.
Le dévoué Christian Blanc, secrétaire d’état à la Région-capitale, travaillait en réalité à la création de la « société du Grand Paris », une structure sans budget contrôlée par l’Etat,
dont le principal objectif est de progressivement vider les collectivités territoriales, le Conseil Régional d’Ile De France en tête, de leur pouvoir discrétionnaire en matière d’urbanisme
et d’aménagement.
Avec cette nouvelle structure, « la firme » de l’Elysée créé ainsi une filiale francilienne qui sera en charge d’un nouveau réseau de transports « d’intérêt national » et
mettra sous tutelle toute l’Ile De France en matière d’urbanisme, en faisant obligation de mettre tout projet en conformité avec les règles édictées par cette « société du Grand
Paris ».
Face à cette nouvelle tentative de putsch de l’Elysée pour concentrer les pouvoirs et étendre sa domination, la montée de boucliers des élus locaux MoDem, PS mais aussi UMP et assimilés (Nouveau
Centre ...) ne s’est pas fait attendre. En réponse, le fidèle François Fillon a fait entendre la voix de son maître : « je ne conçois pas … qu’un aménagement local puisse se faire sans
les élus locaux ou contre leur avis ». Aussitôt amoindrit dans sa portée par le dévoué secrétaire d’état qui a lui-même annoncé que des modifications mineures seraient apportées et qu’un
geste sera fait.
Voila l’avenir que nous concocte l’attelage Sarkozy – Blanc en matière d’aménagement et d’urbanisme : un retour au galop de l’hyper centralisation monarchique, alourdi de décisions
bureaucratiques d’un autre âge.
Le plus grand flou règne sur le Grand Paris et les projets que doit dévoiler Nicolas Sarkozy le 29 avril, qu'il s'agisse des grandes transformations urbaines, des transports
ou des institutions.
Le Grand Paris, une ambition, dotée d'un secrétaire d'Etat étonnamment silencieux, Christian Blanc, mais surtout un enchevêtrement de projets, autant d'idées que d'intervenants et beaucoup
d’arrière-pensées politiques. Résultat, le Francilien qui devrait en théorie être le premier concerné, a bien du mal à s'y retrouver.
Il y a les projets des architectes (dix équipes), ceux des grands élus de la région parisienne, Delanoë et Huchon, l'Etat avec le sien, et une commission, présidée par Edouard Balladur, avec sa
proposition.
Et chacun d'attendre, comme sur tous les sujets l'arbitrage du chef de l'Etat. Selon Christian Blanc, le chef de l’Etat devrait lancer officiellement le projet de Grand Paris, lors de
l'inauguration à la Cité de l'architecture au palais de Chaillot, une exposition présentant les maquettes des dix équipes d'architectes. Nicolas Sarkozy devrait dévoiler un projet de
développement économique ambitieux pour la région-capitale et un projet de transport urbain "structurant" : un métro automatique "essentiellement souterrain" de 140 km autour de Paris.
"Ce métro du XXIème siècle aura deux objectifs majeurs : répondre aux besoins les plus urgents de la région-capitale, en fluidifiant le transport de banlieue à banlieue, et permettre de circuler
sur la totalité du territoire en reliant les pôles économiques (Saclay, Orly, Roissy, La Défense, Champs-sur-Marne...), les aéroports et les gares TGV", a expliqué le secrétaire
d’Etat.
Seul petit hic, mais de taille : l’Etat n’a pas un sou vaillant, et le projet de Blanc coûtera au bas mot entre 20 et 30 milliards d’euros…
Pourtant aucune réunion interministérielle ne s'est tenue sur le sujet et plusieurs ministres concernés ont fait part de leurs inquiétudes, en soulignant l'urgence absolue de résoudre les
problèmes quotidiens des Franciliens sur la ligne 13 ou dans les RER, avant de penser à relier de futurs pôles.
Pendant la primaire UMP pour les élections régionales de 2010, Valérie Pécresse et Roger Karoutchi s'étaient accordés pour "un plan d'urgence en deux ans de deux milliards d'euros". Le président
PS du conseil régional Jean-Paul Huchon a fustigé le projet "pharaonique" de Christian Blanc : "les Franciliens qui prennent tous les jours la ligne 13, qui s'engorgent dans le RER A, n'ont le
temps d'attendre ni dix ans (...), ni 50 ans".
Jean-Paul Huchon a annoncé le lancement sans l'Etat de son propre plan transports (18 milliards d'euros dont 6 à 10 pour le projet Arc express et 950 millions pour désengorger la ligne 13).
Les équipes Blanc et Huchon se sont vues le 15 avril. Une carte du métro "Blanc" a été ressortie, mais l'entretien a beaucoup porté sur le projet de schéma directeur de la région (Sdrif) voté le
25 septembre, toujours bloqué par le gouvernement.
Même incertitude pour les propositions des architectes. S'en dégage "une vision de la métropole comme elle est", selon Paul Chemetov, chargé de superviser la consultation: "nous ne sommes plus à
l'époque de Delouvrier (ex-préfet de la région parisienne) ou de Napoléon III.
Quant aux institutions, même flou. Nicolas Sarkozy a demandé "plus de temps" pour réfléchir au Grand Paris proposé par Edouard Balladur (Paris et les trois départements limitrophes).
Bref, nous saurons le 29 avril 2009 si les indispensables moyens financiers seront à la hauteur de l’ambition affichée par le Président de la République il y a de cela 10 mois…
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Jean-Michel Issakidis Délégué MoDem Viroflay |
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