Le 3 décembre 2008, à Viroflay, se tenait une conférence politique sur le thème « Laïcité positive – La religion une chance pour la République ? ». L’actualité de ce mois de mars
apporte des éléments qui éclairent le sujet, pour ceux chez qui pourraient subsister un doute quant à la seule réponse de raison qui s’impose.
D’un côté les déclarations et les actes de Benoît XVI qui, en l’espace de quelques semaines, a levé l’excommunication de 4 évêques intégristes – L’affaire Williamson du nom de l’evêque
négationiste – mais aussi excommunié une mère brésilienne qui a fait avorter sa fille de 9 ans enceinte après avoir été victime d’un viol abominable. N’en restant pas là, lors d’une visite au
Cameroun, le pape Benoit XVI a déclaré qu’on ne « peut pas résoudre le problème du sida avec la distribution de préservatifs ». Alors même que l’Afrique sub-saharienne compte 22
millions de personnes séropositives !
Deuxième élément d’apprèciation. L’orientation prise par le projet de déclaration finale de la Conférence des Nations Unies sur la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’intolérance, dit de
« Durban II », et qui sera examiné à Genève en avril prochain.
Présidé par la Lybie et vice-présidé par l’Iran, le Comité préparatoire institué pour la finalisation du projet de déclaration se livre à un détournement de l’esprit des droits de l’homme pour
tenter d’imposer, au nom de la prétendue liberté religieuse, la supériorité d’une religion – l’islam – sur toutes les autres religions. Cela, en exigeant notamment l’établissement d’un délit de
blasphème !
Le Comité préparatoire tente également d’institutionaliser l’antisémitisme en mettant systématiquement en accusation l’état d’Israël par des thématiques racistes sans rapport avec le libre examen
critique de la politique étrangère de ce pays.
Poussant encore plus encore loin, le Comité promeut des thèses sexistes contestant le droit d’émancipation des femmes ou l’universalité des droits de l’homme au profit d’un communautarisme
qui devrait tenir compte des « spécificités culturelles » et cherchant ainsi à discriminer des catégories de citoyens.
Plusieurs pays parmi lesquels le Canada, Israël, les Etats Unis – par décision du Président Obama – se sont retirés du Comité et n’y participent dès lors qu’en tant qu’observateurs. A ce jour, la
France, ni par la voix de son Président de la République, ni par celle de la Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme ; n’a fait connaitre son intention relative à la poursuite de sa
participation à ce Comité.
Chacun jugera.
Publié dans : Vie locale
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Par Anonyme
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Samedi 21 mars 2009
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