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COMMENT FRANCOIS BAYROU SAVAIT DES 2007 QUE LA DETTE EXPLOSERAIT ?
     
comprendre comment les idéologues politiques sont complices de la ruine de la France   

Prises de position

Au moment où le monde arabe s’embrase en Tunisie, en Egypte, en Lybie, au Moyen Orient, et où des peuples luttent pour s’émanciper de régimes totalitaires; en France, à 14 mois des élections présidentielles, un sondage du jour accorderait 23 % d’intentions de vote au premier tour au Front national et à Marine Le Pen, en tête devant tous les autres candidats.

Etrangement, ces annonces des instituts de sondage coïncident avec les « sorties » de circonstance du locataire de l’Elysée à Puy-en-Velay sur les racines chrétiennes de la France. Une manière indirecte pour Sarkozy de tenter de siphonner des voix de « fond de commerce » du Front national qui a toujours fait les yeux doux aux milieux fondamentalistes chrétiens.

Vous voyez bien le marketing politique du FN derrière tout ça ? C’est simple : les penchants vichystes du père Le Pen ne portent plus. La plupart des électeurs qui ont connu cette époque sont morts et ça ne parle plus à grand monde, d’autant que la machine à abrutir le peuple de Sarkozy tourne à plein régime (réforme de l’histoire au lycée, dépeçage de l’enseignement …). Il fallait donc positionner le FN sur un nouveau « segment de marché électoral ». D’où l’apparition opportune du thème de la laïcité dans les discours de la fille Le Pen, en équilibre avec un autre discours en filigrane reprenant « l’esprit des croisades contre le Sarrazin ». L’ensemble réalise le nouveau positionnement du FN sur le créneau de « l’extrémisme modéré » qui prend Sarkozy à son propre jeu de dupes de « la droite décomplexée » et le déborde sur sa droite.

Il faut dire que, même aveuglés par l’esbroufe médiatique de l’Elysée, les français ont fini par comprendre le « système Sarkozy » : polluer en permanence le débat et la presse avec des sujets gadgets  pour faire écran de fumée devant l’indigence des résultats du gouvernement et les ruines de la France à reconstruire que va nous laisser la « bande du Château ». Les français l’ont compris, ils préfèrent désormais « l’original à la photocopie ».

Pour sa part, le MoDem refuse de céder à l’envahissement de la politique par le « merchandizing politique » qu’il juge indigne et irrespectueux du peuple. La communication politique de masse n’est que manipulation et cible le citoyen réduit au statut « d’acheteur de yahourts », porteurs d’un bulletin de vote, et qu’il convient de séduire le temps d’un dimanche électoral, puis d’oublier.

Il est à la portée de tout bonimenteur de servir des discours de démagogie à géométrie variable. Le mensonge et la manipulation n’ont jamais été porteurs de d’espérance ou d’avenir. Ils truquent le débat, déçoivent les électeurs et finissent par les éloigner des urnes et de la politique, pour laisser le champ aux idées simplistes et apprentis-totalitaires.

Voila, nous y sommes. Merci monsieur le Président de la République.

Publié dans : Prises de position - Par Jean-Michel Issakidis
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Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 12:41

Sarkozy exulte, il a fait passer la « réforme » des retraites de ses amis financiers qui lui remonte la clé dans le dos. Oui vous savez, les mêmes qui financent généreusement ses campagnes électorales. Pour les français, il reste la double peine d’une mystification conduite de bout en bout comme une campagne de publicité, orchestrée par les conseillers en communication du « château ».

Sans écran de fumée et sans langue de bois Elyséenne, voila donc ce qui vous attend. A partir du 1 juillet 2011. Si vous êtes nés après le 1ier janvier 1956, l’âge d’ouverture du droit à pension de retraite est porté à 62 ans. Cela signifie qu’à cet âge, si (par hasard) vous aviez cotisé suffisamment, vous pourriez partir à la retraite à taux plein. Sinon, une décote vous sera appliquée.

Cyniquement, la « réforme » précise qu’à partir de 67 ans, tout le monde peut prétendre à une retraite à taux plein, sans décote. Oui mais en proportion de vos années de cotisation. Une belle escroquerie donc. Pas convaincu ? faisons le calcul ensemble.

L’Europe a fixé à 50% pour 2010 le taux d’emploi des 55-64 ans. Avec un objectif aussi peu ambitieux, on voit immédiatement le peu d’intérêt accordé par l’Europe aux citoyens : « Ouais, ouais, mettez 50 % et revenons vite à ce qui est important, le diamètre de la banane de Guadeloupe ».

En France, mauvais élève Européen sur tous les tableaux, le taux d'emploi des 55-64 ans était de 37,8% en 2005, il est de 38,9% en 2009 contre 56,2% en Allemagne, 57,5% au Royaume-Uni et 44,1% en Espagne. Trouvez l’erreur. Allez, je vous aide en vous donnant son adresse : 55 rue du Faubourg Saint Honoré 75008 Paris.

Alors si vous êtes nés après 1956, le scénario le plus probable sera pour vous le suivant :

55 ans, licenciement

57 ans, fin de vos indemnités chômage et inscription au RSA

62  ans, tentative de faire valoir vos droits à la retraite. Décote de 50 % sur votre pension qui vaut déjà 50 % de la moyenne de vos 25 meilleures années de cotisation. Soit environ ¼ de vos revenus moyens (en Euros non actualisés bien entendu) sur 25 ans de travail.

62 - 67 ans, bénévole aux Restaurants du cœur et logé par les Compagnons d’Emmaüs

67 ans, re-tentative de faire valoir vos droits à la retraite et fin de vie misérable après une vie de labeur

 

Alors des esprits partisans ou manipulés (souvent les mêmes) vous diront qu’il y a l’article 103 de la « réforme » qui concerne l’emploi des séniors.

 

C’est tellement affligeant d’indigence que cela ne vaut même pas la peine d’en parler. Regardez vous-même sur internet, vous comprendrez tout de suite.

 

Bon courage à tous.

Publié dans : Prises de position - Par Mouvement Democrate Viroflay
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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 09:24

Le conseil des ministres entamera fin septembre l’exercice traditionnel de l’élaboration du projet de loi de finance, avec au menu l’année 2011.

 

 Les premières révélations indiquent qu’une fois encore c’est l’affligeante platitude et l’iniquité des pistes d’orientation du texte qui domineront, avec toujours les mêmes vieilles lunes conservatrices jacobines, riquiquis et populistes, taxatrices pour la masse et indulgentes pour les autres, le tout sur fond de doctrines attentatoires à l’histoire de notre pays ou outrageantes pour l’œuvre accomplie par les vrais Hommes d’Etat qui ont fait la France.

 

 Un projet de loi de finance sans courage, sans ambition, sans vision. Fait de petites idées médiocres ou clientélistes, toujours infectées du virus qui décime la société française depuis un diner désormais célèbre dans un restaurant des Champs Elysées, au soir du 10 mai 2007.

 

 Parmi un ensemble hétéroclite d’orientations circonstancielles et brouillonnes, la fameuse croyance doctrinaire de la réduction du déficit du budget de l’état et sa mesure phare : le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

 

 Dire « réduction du déficit = non remplacement de fonctionnaires », c’est tromper et manipuler l’opinion en jouant de sa méconnaissance des mécanismes économiques et de ceux de l’état. C’est aussi insulter l’intelligence des acteurs économiques qui savent tous qu’un déficit budgétaire se réduit aussi en augmentant la richesse. Ce dont ce gouvernement semble être bien incapable, laissant la France à la traine des grands pays. Ainsi prisonniers de leurs propres trappes mentales, le chef de l’état et son gouvernement lancent des anathèmes et pointent du doigt des boucs-émissaires désignés, fautifs exclusifs du déficit budgétaire. Au passage, une occasion de plus de saucissonner la société française, pour la diviser et dresser les citoyens les uns contre les autres afin d’écarter toute possibilité de rassemblement autour d’une cause commune. Ca, c’est pour l’idéologie.

 

Côté obscurantisme, aux dernières nouvelles, le déficit public de la France sera vraisemblablement de 6,1 % du PIB en 2010 et l’objectif est fixé à 6% pour 2011. Hormis le raplapla de cette ambition technocratique très éloignée des vrais problèmes que rencontrent les français, chaque année, les rapports successifs de la cour des comptes s’empilent et dévoilent une réalité constante de chiffres indiquant une augmentation croissance du nombre de fonctionnaires. Il n’y a donc pas de lien direct et univoque entre déficit du budget et nombre de fonctionnaires. Malgré cela, chaque année, au menu, on nous ressert le même ragout du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

 

Alors pourquoi une telle situation ? A la base, certainement à cause de l’obligation tutélaire du gouvernement et du parlement de reprendre en chœur les airs de trompette de l’Elysée et qui musèle une véritable liberté d’objection ou de parole. Le fameux fait majoritaire présidentiel n’est en réalité un ectoplasme de l’ouverture politique, mais à lui seul il suffit à éteindre le débat démocratique. Pourtant, l’ouverture politique – et surtout des esprits - pourrait être une véritable chance pour trouver des solutions innovantes face aux difficultés structurelles indéniables de la société. L’ouverture présidentielle n’est malheureusement qu’un leurre de façade, un attrape-mouche à électeurs, point. De ce refus d’entendre l’intelligence collective, nous payons chaque jour le prix fort.

 

Un tel blocage s’explique peut être aussi car nous sommes au cœur d’une crise avant tout institutionnelle. Dès lors que certains groupes d’influence ont trouvé le moyen de dévoyer la République au profit d’intérêts particuliers, cela indique que le système a vécu et qu’il faut le changer, pour le protéger de ses dérives anti-démocratiques. Quand un peuple entier est opposé à l’action menée par ses élus et qu’ils persistent malgré tout à imposer des réformes destructrices de lien, d’avenir et d’espoir, le temps est arrivé de se demander pour qui travaillent vraiment ceux que la République nourrit ! Et surtout, envisager sans attendre ce qui doit être changé pour que cela cesse.

 

Le rapport de force permanent, la suspicion envers les internautes, la coercition, la traque du justiciable, la peur entretenue de circuler ou de perdre son emploi, la chasse à l’homme du seul fait de ce qu’il est et non de ce qu’il a fait … sont autant de métastases d’un cancer profond qui ronge et détruit un à un les idéaux Républicains, pour les remplacer par la sauvagerie. Est-ce vraiment de cet avenir dont nous rêvons ? Des femmes et des hommes ont payé de leur vie la conquête de nos libertés. Respectons leur mémoire.

 

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Publié dans : Prises de position - Par Jean-Michel Issakidis
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 20:22

La réforme des retraites est nécessaire. Mais lorsque les efforts ne sont pas répartis équitablement, ils ne sont pas acceptables.

 

Pour une réforme équilibrée, il fallait répondre à quatre exigences :

 

A court terme, des ressources nouvelles qui suppriment le déficit

 

A moyen terme, une véritable politique qui accroisse le nombre d’actifs au travail par rapport au nombre de retraités – donc une politique crédible de création d’emploi et pas seulement un glissement de l’âge légal de départ en retraite. Mais aussi des mesures en faveur des carrières longues, de la pénibilité, ainsi qu’un filet de sécurité pour les carrières incomplètes

 

A long terme, lancer la réflexion sur un nouveau système, unifié, de retraites.

 

Le plan du gouvernement n’est pas crédible en matière de ressources nouvelles.

 

On ne peut donc en attendre un rééquilibrage durable. L’augmentation de 1 % de la dernière tranche de l’impôt sur le revenu (de 40 % à 41 %) n’est même pas symbolique.

 

Les prélèvements sur les revenus du capital sont à peine esquissés. En vérité, là où l’on attendait un effort demandé aux plus favorisés, on a quelques mesures pour faire semblant.

 

L’équilibre des efforts entre le bas et le haut de la pyramide sociale n’est pas équitable.

 

L’utilisation du fond de réserve des retraites pour amortir les déficits d’ici à 2020 est la conséquence de ce déséquilibre. C’est ruiner une idée qui, pour une fois, était prévoyante. La France mettait de côté des sommes importantes, pour faire face au déséquilibre démographique attendu du « papy-boom ». On était encore très loin de l’objectif fixé. Mais cette « épargne nationale » va être immédiatement utilisée. C’est le choix du court terme au détriment du long terme.

 

La question d’une politique pour la production et le travail, l’encouragement à la création d’emplois est presque totalement absente du plan du gouvernement. Or si l’on ne trouve pas des emplois nouveaux, pour les jeunes et les plus de cinquante ans en particulier, aucune réforme des retraites n’a la moindre chance de marcher. Elle créera encore plus de précarité et de pauvres, jeunes et vieux.

 

Le seuil des 62 ans en 2018 est acceptable … mais pas comme seule mesure

Cet âge aurait pu être atteint au rythme d’un trimestre supplémentaire

par an en commençant au 1er janvier 2011. Le gouvernement a choisi un glissement de quatre mois par an, en commençant au 1er juillet 2011. Des dérogations sont prévues qui maintiendront l’âge de 60 ans pour les salariés entrés dans la vie professionnelle avant 18 ans.

 

L’augmentation prévue de la durée de cotisation est modérée (un trimestre supplémentaire).

 

Sur ces deux points, importants, sous réserve de précisions, Le MoDem estime que la réforme n’a pas commis d’erreur majeure.

 

Pour la pénibilité, après la réflexion des partenaires sociaux sur les éléments objectifs qui la définissent, le gouvernement a choisi un examen individuel diagnostiquant une dégradation précoce de l’état de santé. C’est injuste et cynique, car la pénibilité, avec ou sans conséquences détectables devrait entraîner un droit à la retraite plus précoce. De plus, comme d’habitude, le gouvernement fuit toujours les dispositions générales, privilégiant l’approche au cas par cas qui mettra à la charge du citoyen de faire valoir des droits alors même qu’il est peut être déjà malade.

 

La remontée du seuil de 60 à 65 ans pour liquider ses droits acquis est inacceptable

 

Cela touchera les plus faibles, et les années après 65 ans sont plus sensibles que les années après 60 ans. De surcroît, c’est un artifice comptable : à cet âge, la plupart des salariés concernés ne sont plus au travail, ils sont au chômage de longue durée et attendent cet âge pour liquider leur retraite. Il s’agit donc en fait d’un transfert de charges des caisses de retraite vers les caisses d’indemnisation du chômage ou plus certainement les minimas sociaux

 

Les efforts demandés aux fonctionnaires, et dans quelques années aux régimes spéciaux, correspondent à une réelle attente des Français en termes de justice et d’égalité devant la retraite. Mais ils auront des conséquences sur le pouvoir d’achat, dont il faudra tenir compte dans la politique à suivre à l’égard de la fonction publique.

 

Enfin le plus inquiétant concerne l’agenda caché du gouvernement. Il n’a pas accepté d’ouvrir la réflexion sur le régime de retraites de l’avenir, le seul capable de sauver les retraites par répartition, le régime de retraites unique à points, ou à comptes personnels, qui seul autorise en même temps l’équilibre des comptes et la souplesse du choix personnel de chaque salarié, qui connaît à tout moment ses droits et peut choisir l’âge à partir duquel il les exercera

 

Le pire est donc à venir, peut être après mars 2012 ...

 

Publié dans : Prises de position - Par Mouvement Democrate Viroflay
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 23:46

Non, non, vous n’avez pas loupé des élections législatives anticipées. Si en juin 2007 vous aviez voté pour un candidat député quelconque de votre choix. C'est perdu !

 

La nouvelle députée de Viroflay est arrivée en parachute, de Paris, il y a quelques jours, et n’était pas candidate à Viroflay en 2007 ! Bien sur, tout cela s’est fait sans vote, sans consultation de la population. Rien. Et surtout avec un minimum de publicité.

 

Alors que s’est-il passé ? Rappelons d’abord qu’Alain Marleix, l’opportun secrétaire d’état aux collectivités territoriales, à récemment préparé le terrain électoral par un redécoupage des circonscriptions et cantons adopté par ordonnance ! C'est-à-dire sans débats, par ordre donc. Inutile de préciser que l’ouvrage de dentelière électorale qui a été brodé est digne d’une première aiguille de haute couture de la maison Elyséenne.

 

 C’est sur cette « base Marleix » que Viroflay est ainsi passée en catimini de la 1ière à la 2ième

circonscription électorale des Yvelines, d’où l’arrivée de notre « nouvelle » députée à la place d’Etienne Pinte, pourtant, lui, régulièrement élu.

 

Sur cette même « base Marleix », la « réforme » va se poursuivre pour toucher cette fois les conseils régionaux et généraux en 2014.

 

Le Mouvement Démocrate est favorable au rapprochement entre conseils régionaux et généraux par l’instauration d’un même élu qui appartiendrait ainsi aux deux assemblées. Dès lors que cela permettrait de coordonner de la manière la plus efficace possible l’action des deux collectivités locales chargées des stratégies territoriales et de la solidarité.

 

Rapprocher ces deux assemblées, c'est ce que prévoit la « réforme » des collectivités territoriales. Seulement voila, tout indique que c’est là encore une occasion - prétexte pour l’Elysée d’installer encore un peu plus son pouvoir monarchique. Explications.

 

Au départ, le texte de la « réforme » prévoyait un scrutin mixte avec 80% des conseillers territoriaux élus au scrutin majoritaire et les 20% restants à la proportionnelle.  Avec l’amendement parlementaire adopté en douce le 12 mai 2010 à l'Assemblée Nationale, les députés - otages de la majorité sarkozyste ont supprimé la possibilité de triangulaire lors des 2ièmes tours de ces élections. En clair, terminés la proportionnelle, le pluralisme et la parité.

 

Le prétexte fallacieux avancé pour justifier cette volte face est celui de faire barrage au FN. Argument qui ne résiste pas à l’analyse des résultats des élections régionales de 2010, au cours desquelles le FN est arrivé en 2e position dans 34 circonscriptions sur 577 !

 

Alors où est l’arnaque ? Réponse : avec le système actuel, il est possible au parti arrivé en 3ième position de se maintenir au 2ième tour. Avec la « réforme » de Sarkozy, plus de triangulaire possible. Ce sera donc : fromage ou dessert et en plus toujours les mêmes.

 

Quelle consigne de vote de 2ième tour donnera alors l'UMP, là où le PS et le FN seront face à face au 2ième tour ? Quant au PS, tout cela lui rend grandement service. C’est l’occasion rêvée de se débarrasser d’accords encombrants avec écologistes ou l'extrême-gauche. Plus besoin d'accords et retour en fanfare aux doctrines et idéologies ancestrales. La marque de fabrique des conservatismes enkystés qui ne supporte aucune controverse, modernisme ou nuance de pensée.

 

Un scrutin à 2 tours sans proportionnelle, sans triangulaire, a clairement pour objectif d’assassiner la pluralité politique, pourtant une obligation constitutionnelle avec la parité et l’égalité des électeurs. Mais dorénavant, qui se préoccupe encore de la constitution ? Sarkozy et sa machine de communication ont presque réussi à faire croire aux français que la constitution était un obstacle à la « modernisation » 

 

La proposition du Mouvement Démocrate est celle-ci :

 

 - Les conseillers territoriaux doivent être élus pour partie (les deux tiers environ) au scrutin uninominal majoritaire de circonscription à deux tours, assorti de règles d’encouragement à la mixité de la présentation de candidatures pour améliorer la parité.

 

 - Le tiers des sièges restant doit être attribué au scrutin proportionnel sur base des suffrages obtenus par les formations politiques au premier tour. Les sièges doivent être attribués aux formations ayant dépassé le seuil de 5 % des suffrages exprimés, après prise en compte des sièges obtenus à l’issue du deuxième tour dans les circonscriptions territoriales.

 

Ce mode de scrutin obéit aux mêmes principes que le scrutin en vigueur en Allemagne, il permet de satisfaire à la fois tous les critères d’une représentation équitable, territoriale, paritaire et pluraliste.

 

Il faut ajouter, de surcroît, que s’agissant d’élire une assemblée territoriale unique, là où deux assemblées existaient préalablement avec deux règles de représentation différentes, le défaut d’équité de la représentation électorale menace le pluralisme et la démocratie, pour n’être plus que l’instrument de l'hégémonie d’une majorité sur des presques- majorités, écartées de la représentation.

 

Le débat est le fondement de la démocratie. Tout ce qui concoure à faire taire ou étouffer les voix du pluralisme procède d’une tentation dictatoriale.

Publié dans : Prises de position - Par Jean-Michel Issakidis
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 08:26

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